Un enfant et un adulte en train de lire / solisimages_fotolia
Sacrements

Comment prendre la décision d’être parrain / marraine en 10 questions

Pour vous aider à répondre à une demande d’être parrain/marraine, le père Jean-Marie Petitclerc, prêtre salésien de Don Bosco à Châtillon-sur-Marne, et éducateur spécialisé, vous donne quelques pistes.

Ces réponses sont les mêmes pour la marraine et le parrain, ou le filleul et la filleule.

1 – Y a-t-il un âge pour être marraine ?

Il me semble que la jeune ayant effectué sa profession de foi peut tout à fait être marraine. Elle sera une jeune adulte lorsque le baptisé entrera en adolescence, et les échanges pourront être fructueux. A l’inverse, il ne faut pas choisir une marraine trop âgée, de manière à ce que le baptisé puisse continuer d’être accompagné au moment où il entrera dans la vie adulte.

2 – Pour être marraine dois-je être baptisée ? Confirmée ? Être pratiquante ?

Il faut, bien sûr, être baptisée pour être marraine, puisqu’il s’agit d’accompagner en tant que chrétien le nouveau baptisé. Comme le dit st Jacques, c’est toujours par les œuvres que l’on montre sa foi. Autrement dit, la foi ne peut être que pratiquée. Mais la pratique ne peut se résumer à la seule assistance à la messe du dimanche !

3 – Des amis m’ont demandé d’être marraine de leur enfant mais je ne suis pas baptisée, puis-je faire une démarche de baptême pour cela ?

Vouloir être baptisé signifie vouloir entrer dans la grande famille des chrétiens, qui choisissent de mettre leur pas dans ceux de Jésus-Christ. Il s’agit d’adhérer à l’enseignement du Christ et de vouloir le suivre. Une telle volonté ne peut se réduire à celle d’être marraine d’un être cher.

4 – Dois-je être là lors des préparations ?

Combien il me paraît important de se sentir associé à la préparation du baptême. Aussi me paraît-il souhaitable de participer aux réunions de préparation. Mais reconnaissons que ce n’est pas la pratique habituelle.

5 – J’ai déjà un filleul. Puis-je accepter d’être une seconde fois marraine ?

On peut être plusieurs fois marraine. Mais il s’agit de veiller, au moment où l’on s’engage, qu’on aura le temps de pouvoir accompagner personnellement chacun de ses filleuls. Aussi n’est-il pas souhaitable de multiplier le nombre.

6 – On m’a demandé d’être marraine mais aurais-je une responsabilité juridique si je dis oui ?

La responsabilité de parrain et de marraine est une responsabilité ecclésiale. Elle n’a aucun caractère juridique.

7 – On m’a demandé d’être marraine d’un bébé. Combien de temps dure cette mission ?

C’est une mission pour la vie ! Je choisis d’être un interlocuteur privilégié de mon filleul. Cette mission est particulièrement importante durant l’enfance, l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte.

8 – On m’a demandé si j’acceptais d’être marraine, quelles questions dois-je me poser pour prendre une bonne décision ?

La principale question à se poser, c’est « est-ce que je serai prêt à consacrer du temps à mon filleul pour échanger avec lui, partager ma manière de vivre ma foi et écouter son questionnement ? »

9 – Je voudrais accepter d’être marraine mais je ne pourrais pas être là le jour du baptême, est-ce possible quand même ?

Oui, c’est tout-à-fait possible. On peut se faire représenter par un témoin le jour du baptême.

10 – Etre marraine, est-ce un rôle simplement spirituel ?

Il s’agit essentiellement d’un rôle d’accompagnateur. Le spirituel n’est jamais détaché de l’humain !