Couple_mariage / Alexandre et Domitille
Sacrements

Un couple complice

Alexandre et Domitille sont mariés depuis trois mois et cultivent déjà « l’art » du mariage dans leur voyage : au commencement était la complicité.

« Vivre ensemble est un art, un cheminement patient, beau et fascinant. Cela ne se termine pas une fois que vous vous êtes conquis l’un l’autre… Au contraire, c’est justement à ce moment que ça commence ! ». Cette phrase du Pape François aux fiancés, nous l’expérimentons chaque jour depuis notre mariage.

Tout commence

Depuis le 8 août on nous donne le sentiment d’avoir fini le job, la case mariage est cochée, on porte une alliance, la fête était réussie … Bref on s’est conquis.

Mais avec notre tour du monde des Foyers de Charité on expérimente « le commencement » et de façon particulièrement profonde.

Le rapprochement

Ce premier pays, la Côte d'Ivoire, nous fait réaliser à quel point ce projet nous rend complice.

Nous partageons un quotidien, seuls blancs au milieu d’une culture si différente de la nôtre, sans repère. Nos incompréhensions nous rapprochent. Nous rions ensemble de nos malheurs ou de nos boulettes.

A notre arrivée on nous proposait régulièrement : « vous voulez-vous mettre à l’aise ? » et bêtement on balbutiait à chaque fois, étonnés de cette question : « on va essayer merci ». Ce qui avait pour effet de rendre perplexes nos interlocuteurs… En fait ils nous demandaient juste poliment si on voulait se rendre aux toilettes ! Depuis, l’expression nous fait beaucoup rire et nous prenons un malin plaisir à l’employer dès que possible.

La fidélité à deux

Ici quand on a de l’éducation, on se marie à 35 ans et encore c’est extrêmement jeune. Dans la brousse, les couples polygames sont très fréquents. Alors avec nos têtes de collégiens, du haut de nos 23 et 26 ans, nous qui avons choisi la fidélité à deux, nous étonnons. D’être seuls à partager les mêmes valeurs, de se sentir observés et incompris, forcément ça rapproche !  

La joyeuse complicité

Mais d’un regard complice on se rassure aussi. Alex n’a jamais aimé le poisson et pour nous faire une surprise on nous a justement préparé un petit déjeuner typique : du thon braisé et des carpes. Sous la table, il me donne ses morceaux et il faut se pincer pour ne pas rire quand il affirme devant tout le monde que c’est très bon.

L’art du mariage

Même notre prière est plus complice. Nous confions d’un même cœur les mêmes rencontres, les mêmes appréhensions et les mêmes joies aussi ! Comme cet accueil du Foyer de charité qui nous a tous les deux beaucoup touché.

Enfin, comme nous sommes le seul point de repère de l’autre nous devons être attentifs à préserver cette complicité. Nous devons en prendre soin pour sculpter avec le plus de justesse et de beauté notre « vivre ensemble ». Si le mariage est un art, il nous faut mettre tous nos talents à créer quelque chose de beau, accepter toutes les leçons que nous pourrons recevoir et les conserver précieusement.

La complicité est la première des leçons que nous prenons à ce « commencement » de notre vie de mariés.

Pour lire le récit de leur voyage, rendez-vous sur leur site Internet Resplandor.

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